Notre démarche

L’UQAMothon se veut une campagne de financement parodique et sérieuse, un événement festif où l’art et le politique partagent la même scène. On sait que l’humour est rassembleur. Et critique. L’UQAMothon, cette dérisoire petite levée de fond, se présente comme un agencement de ces deux qualités. Elle vise à montrer du doigt la ridicule condescendance dont font preuve les dirigeants de l’UQAM et du monde politique.
On sait que l’UQAM s’est doté récemment d’une série de plans de redressement financier toujours plus sévères (chaque fois considérés comme irrecevables par le gouvernement) qui visent à « assainir » les dépenses de l’université. On sait que la qualité de l’éducation se trouve menacée par ces mesures et que les étudiants seront les premiers à en payer les frais.
Qu’on exige une contribution financière des étudiants pour réparer des erreurs administratives et des problèmes structurels, et qu’on nous demande de compenser pour un sous-financement que les gouvernements et les administrations infligent eux-mêmes au système d’éducation nous apparaît plus que malvenu.
Nous leur répondons donc par la tenue d’une campagne de financement de l’UQAM en deux volets. D’une part, une escalade d’actions de sollicitation en appelant à la charité de nos concitoyens; d’autre part, un cabaret/téléthon délicieusement cheap en conclusion de nos efforts.
En récupérant les stratégies et les objectifs d’une véritable levée de fonds déployés par les médias de masse, l’UQAMothon cherche en toute cohérence à montrer par l’ironie la nécessité de la contribution publique (financière et morale) à notre système d’éducation, sans laquelle il ne peut perpétuer la mission qu’on lui reconnaît socialement.
L’UQAMothon se fixe d’une part l’objectif de révéler la caducité des moyens mis de l’avant pour régler la crise financière chronique de l’UQAM, et de dénoncer le rôle et les positions politiques de l’administration et du gouvernement face à cette crise. D’autre part, le projet se donne comme mandat de mobiliser la communauté universitaire et le public autour des conséquences économiques, politiques et sociales que suscite le sous-financement des universités du Québec.
De plus, l’activité étudiante et le savoir-faire acquis à l’université sera mis en valeur sur la place publique, soulignant ainsi l’importance et la pertinence des études supérieures dans les domaines d’expertise traditionnels de l’UQAM.
